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Bête du Gévaudan - Tueur En Série Du XVIIIe Siècle ?

Bête du Gévaudan

Sous le règne de Louis XV, des dizaines de personnes sont victimes d’une bête sauvage dans le Gévaudan, ancien nom de la région qui correspond à peu près à l’actuelle Lozère. Mais, bientôt, ce sont également l’Archède, la Haute-Loie et le Cantal qui sont touchés par les ravages de l’animal mystérieux.

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L’apparition de la “ bête “

Au printemps 1764, une femme est attaquée près de Langogne par une bête que ses boeufs mettent en fuite. Peu de temps après, le cadavre d’une jeune fille de 14 ans est retrouvé. Cette victime est la première d’une longue liste.

Selon les témoins, l’animal responsable de l’agression de la bergère et de la mort de la jeune fille n’est pas un loup, mais une énorme bête à grosse tête, aux flancs rougeâtres, avec une raie noire sur le dos et une queue touffue.

Trois ans de terreur et d’agressions sauvages

Les attaques sanglantes se succèdent et plusieurs enfants, notamment, sont tués. Un garçonnet qui rentre des champs en poussant son troupeau voit soudain la bête se jeter sur lui. Il a le bas-ventre déchiré et meurt dans les minutes qui suivent. Une fillette, qui descend seule vers les pâturages sous le regard de sa mère, est attaquée par l’animal. Sa mère et ses deux frères se précipitent à son secours, mais, lorsqu’ils parviennent sur les lieux, le cadavre est déjà presque méconnaissable : le ventre a été fouillé, la peau du crâne arrachée et en partie rabattue sur le visage.

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Une véritable psychose s’empare des habitants de la région qui ne sortent plus qu’armés de couteaux ou de fourches. Quelques battues sont menées, mais sans grand succès. Les rares journaux de l’époque font état de ces attaques et l’émoi est si grand qu’un régiment de soldats du roi, des dragons, est dépêché sur les lieux. Comme si elle l’avait senti, la bête, après avoir semé la terreur dans le Vivarais et le Gévaudan, gagne l’Aubrac et la Margeride, où elle continue à tuer, laissant sur place de nombreux cadavres déchiquetés et… décapités ! Les battues organisées par les dragons secondés par les villageois ne donnent aucun résultat. Qui plus est, la bête se joue des soldats, après une opération menée contre elle, par exemple en tuant et en décapitant une victime sous leurs fenêtres.

Encore des carnages

Deux chasseurs de loups venu de Normandie, Denneval et son fils, se lancent à leur tour à la poursuite de la bête, mais en vain. Le 1er mai 1765 cependant, deux habitants de la région, les frères Martel de la Chaumette, blessent mortellement un gros loup. La bête du Gévaudan est-elle morte ? En fait, le carnage reprend peu après. Devant l’ampleur prise par les événements et, surtout, parce qu’on commence à le ridiculiser pour son impuissance, le roi Louis XV envoie le lieutenant de ses chasses, François Antoine, dit Antoine de Beauterne, réputé être le meilleur fusil du royaume, pour traquer l’animal. Après trois mois de chasse, Beauterne tue, en septembre 1765, près de Sainte-Marie-des-Chazes, un loup énorme, dont le corps est empaillé puis emporté à la Cour, où il fait sensation.

La dépouille semble avoir été conservée quelque temps au Muséum de Paris, puis on perd sa trace. Il s’agit en faite d’un “montage politique” à tous les sens de l’expression : le loup empaillé a été volontairement “trafiqué” de façon à produire la sensation la plus terrifiante possible, ce qui a permis, au moins à Paris, de faire cesser les attaques contre le pouvoir royal.

La fin de la bête

Mais le succès est trop vite célébré : peu après, le massacre recommence. Un jeune noble, le marquis d’Apcher, organise alors de nouvelles battues dans les forêts de son domaine. Là vit avec ses deux fils un vieux garde-chasse, Jean Chastel, dit le “fils de la sorcière”. Chastel a déjà été suspecté, sans qu’il soit possible de trouver des preuves contre lui. Le 16 mai 1767, une fillette, amie de Chastel, meurt, attaquée par la bête. Sous l’effet de la douleur, le vieil homme change alors totalement de comportement : il tombe dans une piété absolue et décide de tuer l’animal. Au cours d’une nouvelle battue, le 19 juin 1767, Chastel tue un nouveau loup qui, selon les témoins, manifesta au curieux comportement : au moment où le chasseur l’a mis en joue, l’animal s’est arrêté et n’a, semble-t-il, pas cherché à fuir. Cette fois, l’hécatombe s’arrête définitivement. Selon les chiffres officiels, la bête a tué plus d’une centaine de femmes et d’enfants et en a blessé 30 autres au cours des trois ans durant lesquels elle a sévi.

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Une bête humaine ?

Les contemporains estiment que les crimes de la fameuse bête sont l’oeuvre d’un ou de plusieurs loups géants : celui tué par Antoine de Beauterne, celui abattu par Jean Chastel et celui blessé par les frères Martel. Mais certains font remarquer que les loups solitaires n’ont pas l’habitude d’attaquer l’homme en général, et encore moins de décapiter les cadavres. Une thèse récente et plus que probable évoque les agissements conjoints d’un homme déguisé en loup pour commettre ces actes, et ayant ainsi profité de la psychose générale, et d’un dresseur qui aurait lancé des animaux sur les habitants voisins. Certains témoins affirment, en effet, avoir vu la bête traverser un cours d’eau debout sur ses pattes postérieures. C’est, au moment de l’affaire, une opinion très répandue parmi les paysans, raison pour laquelle la famille Chastel, qui vit entourée de molosses, est fréquemment accusée. Ces molosses sont vraisemblablement des chiens revenus à l’état sauvage, dont l’un était un hybride de chien et de loup, probablement dressé à tuer. C’est ce que montre l’expertise faite récemment par des scientifiques du Muséum à partir du rapport d’autopsie de l’époque. Cela pourrait expliquer pourquoi l’animal, connaissant son dresseur, a marqué un temps d’arrêt en voyant Chastel s’approcher de lui.

La bête était-elle unique ?

Nul ne le sait. En tout cas, elle n’était pas seule : une ou plusieurs têtes pensantes, grimées et déguisées ou non étaient à l’origine des crimes. Sans doute étaient-elles accompagnées parfois, mais pas toujours, dans leur chasse meurtrière par un de ces molosses, harnaché de cuir lui aussi, ce qui le rendait moins sensible aux balles des chasseurs.

Un jeune témoin de l’époque écrira plus tard au roi : “Cette bête n’était pas un loup. (…) Des poils noirs et sales lui cachaient le visage. (…) Une bête qui était un homme, un homme qui n’en était plus un. (…) Un homme connu de tous ici, mais dont je tairai le nom : il a aujourd’hui payé ses odieuses fautes.”

La question qui se pose donc aujourd’hui est de savoir pourquoi, dans cette campagne, comme dans celles où d’autres bêtes ont sévi, on a laissé se perpétuer de tels agissements. Mais les crimes de tueurs en série ne posent-ils pas régulièrement cette même question ?

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Une épidémie de “bêtes”

Toute attaque animale qui échappe aux explications rationnelles, c’est-à-dire qui ne relève pas du comportement habituel de l’animal concerné, suscite rapidement des rumeurs puis, souvent, de véritables psychoses. La bête du Gévaudan n’est pas le seul animal à avoir semé la terreur en France et on peut notamment citer à ce propos, la bête d’Évreux (1633-1634), la bête de Brive (1783), la bête du Cézailler (1946-1951). Les plus féroces semblent cependant avoir été la bête de l’Auxerrois et celle du Vivarais. La première surgit en 1731 et le nombre de ses victimes s’élève à 28. Elle est décrite comme un tigre ou, encore, un loup. La bête du Vivarais sévit, quant à elle, de 1809 à 1816, dans le Gard. Elle est décrite elle aussi comme un loup, mais aurait la taille d’un âne, avec un pelage brun, une crinière noire, de longues oreilles et de grosses mamelles. Son audace est si grande qu’elle pénètre même dans des maisons. Aucune de ces deux bêtes n’a été tuée ou capturée.

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