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Tour de Babel - A t elle existé ?

Tour de Babel

La Genèse rapporte que les hommes, rassemblés dans la plaine de Shinéar après le Déluge, résolurent d’élever une tour gigantesque. Dieu (Yahvé), alerté de ce dessein, y aurait mis obstacle en “confondant leur langage” de manière que les ouvriers ne puissent s’entendre entre eux.

Babel, Babylone, barbares…

Rendus incapables de travailler de concert, les constructeurs abandonnent l’entreprise et se dispersent dans différentes directions. La tour et la ville édifiée autour, appelées Babel ou Babylone, restent inachevées.

La légende de la confusion des langues a une origine étymologique. “Babel” est interprété par l’écrivain biblique, qui écrit peut-être au temps de la captivité des Israélites en Babylonie, dans le sens de “confusion” – confusion des langues, en l’occurrence. De la même manière, parce qu’ils ne comprennent rien au langage des étrangers, et en premier lieu des Perses, les Grecs prennent, bien plus tard, l’habitude de désigner ceux-ci du nom péjoratif de “barbares” – la répétition de la syllabe “ba” symbolisant la désorganisation apparente des dialectes non grecs, quels qu’ils soient, par rapport à l’organisation rigoureuse de la langue d’Homère.

Une tour bien réelle aux finalités opposées à sa légende

La légende de la tour repose aussi sur une réalité. Il existait en effet à Babylone une construction à étages, dit “ziggourat”, d’origine inconnue mais restaurée sous Nabopolassar (626-605 av. J.-C.), fondateur de la dynastie chaldéenne, et sous son successeur, son fils, le célèbre Nabuchodonosor (605-562).

Cette construction s’appelait Etemenanki, “la maison du haut lieu entre le Ciel et la Terre”. Une inscription datant de Nabopolassar explicite ce nom : “Mardouk (le grand dieu de Babylone) m’a ordonné de planter solidement les fondations de l’Etemenanki, jusqu’à atteindre le monde souterrain, et de faire en sorte que son sommet monte jusqu’au ciel”. Une autre, datant de Nabuchodonosor, précise que le décor du sommet était fait “de briques d’émail bleu brillant”, soit un ornement de la couleur du ciel, parfaitement adapté pour donner l’impression que l’édifice se perdait dans l’azur infini.

Rien ne permet cependant de penser que c’est par présomption que les Babyloniens ont entrepris une telle construction. Ils ont agi sur “ordre” du dieu Mardouk, précise l’inscription la plus ancienne, et semblent l’avoir fait par souci d’assurer l’harmonie entre Ciel et la Terre. L’historien Hérodote, qui visite Babylone vers 460 av. J.-C., rapporte en effet qu’un dieu rendait visite à une femme qui dormait dans une pièce aménagée dans le haut de l’édifice. Etemenanki assurait donc le lien entre deux ordres de réalité opposés : le haut et le bas, le monde des dieux et celui des hommes.

À quoi ressemblait la tour de Babel ?

Entre le XVIe et le début du XXe siècle, voyageurs et explorateurs occidentaux se rendant en Mésopotamie se sont efforcés de localiser le fameux édifice. Les uns proposèrent de le situer à Afar Ouf, à l’ouest de Bagdad, d’autres à Borsippa, à proximité de Babylone… Seules les fouilles archéologiques devaient permettre de trancher.

En 1913, l’archéologue allemand Robert Koldewey découvre l’emplacement de la tour. Sa base forme un quadrilatère de 91,55 m de côté. Son centre, partie la plus ancienne, est constitué d’un noyau de briques crues, rehaussé au temps de Nabopolassar et de Nabuchodonosor et entouré d’un nouveau parement en briques cuites. Les fouilles ont mis en évidence trois escaliers, deux latéraux et un central, ce dernier, perpendiculaire à la structure du bâtiment.

Ces renseignements sont complétés par la tablette dite “de l’Esagil” conservée à Paris, au musée du Louvre, copiée en 229 av. J.-C. d’après un document ancien décrivant le dernier état de la tour. D’une hauteur de 90 m environ, l’édifice comportait 7 étages, faits de murs à redans sans doute verticaux. Le dernier étage abritait les installations cultuelles, parées de briques émaillées bleues.

Une grandeur éphémère, et une suite de destructions

Le rédacteur de la Genèse fait ainsi un contresens lorsqu’il attribue aux constructeurs de la tour de mauvaises intentions. Qui plus est, le récit biblique mêle le vrai et le faux. Des peuples d’origines diverse – donc de langues différentes – ont travaillé à la construction de l’édifice. Une autre partie de l’inscription de Nabuchodonosor en atteste : “Tous les peuples de nations nombreuses je contraignis au travail.” Mais cette diversité ethnique n’a pas empêché l’achèvement des travaux – puisque les plaques d’émail du sommet ont été posées.

Grandeur et destructions

Cependant, il semble qu’un sort funeste se soit acharné sur la tour. Construite avec peine – au long de plusieurs règnes – , elle survit peu de temps. Babylone, passée en 539 av. J.-C. sous la domination perse, se rebelle en 482. Xerxès, qui la ramène sous son autorité, exerce des représailles qui causent de sérieux dommages au monument. Un siècle et demi plus tard, en 331, lorsque Alexandre le Grand établit sa capitale à Babylone, il voit la tour ruinée et souhaite la restaurer. Mais cela demande un tel travail qu’il renonce à ce projet. Par la suite, la tour sert de carrière aux constructeurs des environs qui la réduisent à un amas informe. Un édifice est alors construit par-dessus. Et, lorsqu’il s’effondre, il couvre les ruines de la tour initiale, la cachant pour des siècles.